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🧠 Alzheimer : une découverte pour un nouvel espoir 🧠

Dernière mise à jour : 17 avr. 2022

Est-ce Noël avant l'heure pour les patients atteints de la maladie d'#Alzheimer ? Tout le porte à croire suite à la découverte des laboratoires #Biogen et #Eisai d’une nouvelle #molécule : l'#aducanumab. Ce médicament devrait être ainsi le tout premier #traitement attendu depuis des décennies pour traiter la maladie d'Alzheimer. Quelle est cette nouvelle molécule ? Comment fonctionne-t-elle ? Est-elle sûre ? Des éléments de réponse pour comprendre.

Une maladie récente ?

Non, contrairement aux idées reçues la maladie d'Alzheimer n'est pas récente mais fut décrite pour la première fois en 1906 par un médecin allemand, Dr. Alois Alzheimer, qui lui donna son nom. Elle entraîne une perte progressive et irréversible de #neurones dans le tissu cérébral. À ce jour, c'est la cause la plus fréquente de #démence chez l'homme.


Quelles sont les régions du cerveau touchées ?

Les régions du #cerveau les plus touchées sont le cortex rhinal et l'hippocampe, lieux où siègent nos processus de mémorisation à l'image de "disques durs". Dans ces zones, les neurones anormalement fragiles meurent en grand nombre sans retour possible : on parle de maladie #neurodégénérative incurable. Cela entraîne une atrophie des régions affectées comme le lobe temporal et pariétal, une partie du lobe frontal et du gyrus cingulaire. Ainsi, le cerveau peut perdre jusqu'à 8 à 10 % de son poids tous les dix ans, contre 2 % en temps normal.

Quelles causes ?

La maladie d’Alzheimer est causée par deux types de lésions neuronales appelées #amyloïdes et #tau. Les lésions amyloïdes résultent d'une accumulation de protéines β-amyloïdes à l’extérieur des neurones. Quant aux lésions tau, situées à l’intérieur des neurones, elles sont dues à un trop-plein de protéines τ. Cette accumulation anormale entraîne peu à peu un dysfonctionnement neuronal conduisant à la mort des neurones : on parle d'apoptose.

Comment la distinguer des trous de mémoire ?

A la différence des trous de mémoire "classiques", dans la maladie d'Alzheimer, on oublie ses propres oublis. Au-delà du déni, le patient ère dans une situation de méconnaissance de la sévérité des difficultés rencontrées. En d'autres termes : on ne se rend plus compte que l'on oublie. A contrario, dans une situation non-pathologique ne relevant pas d'Alzheimer, on a une mémoire pointue de ses oublis comme par exemple : "j'oublie toujours où je range mon téléphone" ou "j'oublie toujours le mot de passe de tel compte". D'ailleurs, de nombreuses situations peuvent affecter la mémoire, sans relever aucunement d'Alzheimer, comme l’anxiété, la prise de psychotropes ou de somnifères.


Quel diagnostic ?

On peut retrouver des signes précurseurs de la maladie d'Alzheimer jusqu'à 12 ans avant le diagnostic. Aujourd'hui, différents #tests de diagnostic précoce peuvent être réalisés par un médecin et permettent d'évaluer plusieurs fonctions cognitives. Nous pouvons citer par exemple :

  • le test de #Folstein (recommandé par la HAS) : réalisable en 15 min, il comporte 18 questions ou tâches à accomplir avec un score compris entre 0 et 30 points. Bien qu'un score inférieur à 24 points soit suspect, il doit interprété dans un contexte global en tenant compte du niveau éducatif du patient qui peut, plus ou moins, faussement améliorer ou dégrader ce score.

  • le test de l'#horloge : réalisable en moins de 5 min, il consiste à faire dessiner au patient le cadran d'une montre en lui demandant d'indiquer une heure précise. Dans l'exemple ci-dessous, on a demandé de représenter le cadran d'une montre indiquant 11h10 à six personnes différentes ayant obtenu respectivement 30, 28, 24, 22, 21 et 17 au test de Folstein. La différence entre le "normal" et le "pathologique" est flagrante.

  • le test Codex : tout aussi rapide, ce test combine celui de l'horloge avec une épreuve de mémoire complétée au besoin par des questions sur l'orientation spatiale.

D'anciennes déceptions....

Composés d'anticholinestérasiques, les "anciens" médicaments anti-Alzheimer comme Aricept©, Ebixa© et Exelon© et leurs génériques ne sont plus remboursés par l'Assurance Maladie depuis 2018 et pour cause ; ayant pour principe l'inhibition enzymatique à l’origine de la dégradation d'un #neurotransmetteur (l'acétylcholine), la communauté scientifique est divisée à leur sujet. Déjà en 2016, la #HAS avait estimé que ces traitements ne justifiaient plus d'une prise en charge par l'Assurance Maladie en raison de leur service médical rendu clairement insuffisant. Au regard de leur modeste bénéfice face à leurs effets indésirables élevés, les médecins furent d'ailleurs invités par certaines instances à ne plus les prescrire. Ainsi, quasiment du jour au lendemain, les patients se retrouvaient sans alternative thérapeutique.


...pour un nouvel espoir !

L'aducanumab serait actif contre les plaques amyloïdes et ralentirait l'évolution clinique de la maladie. D'ailleurs, selon la FDA*, le laboratoire aurait fourni des preuves convaincantes de l'efficacité de ce traitement expérimental dont l'approbation officielle serait attendue pour mars 2021. Pour l'heure, l’essai baptisé #EMERGE aurait atteint son objectif en réduisant de 23% le déclin cognitif dans le groupe ayant reçu le traitement versus placebo. En parallèle, des examens d’imagerie ont aussi montré une réduction de dépôts de plaques amyloïdes. Mais encore, des données de biomarqueurs de la protéine τ dans le LCR** semblent aller dans le même sens avec une diminution significative de leur taux.

*FDA : l'Agence Américaine du Médicament

**LCR : liquide céphalo-rachidien


Aducanumab v/s immunothérapie : quésaco ?

L'aducanumab est un #anticorps monoclonal qui, une fois administré au patient, va circuler dans le sang et traverser la barrière hémato-encéphalique jusqu'à atteindre le cerveau. En ciblant spécifiquement la protéine β-amyloïde, il permet de réduire son agrégation et la formation de lésions cérébrales dans les zones impliquées dans la mémoire.


Des résultats prudemment optimistes.

S’il est approuvé, l’aducanumab deviendra le premier #traitement capable de modifier l'évolution maladie d'Alzheimer en améliorant les symptômes cliniques et en réduisant le déclin cognitif par l’élimination de la protéine β-amyloïde. Tout en restant prudent, cela prouve à quel point la recherche médicale avance et que l'on est proche du but ! Pour y parvenir, elle a plus que jamais besoin de nos dons. Sans la générosité de donateurs, nous n'en serions pas là aujourd'hui, vous pouvez cliquer sur ce lien pour faire un don à l'association #VaincreAlzheimer :



Par Dr Thomas K. – Tous droits réservés – Entreprise Thomas K. Edition ©

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